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07.1.26
Elagage


Il y a des arbres qu’on laisse faire. L’olivier en fait partie. On l’installe un jour dans son jardin, on l’admire, on lui fait confiance — et peu à peu, sans qu’on s’en rende vraiment compte, il prend le dessus.
C’est exactement la situation que nous avons trouvée chez ce particulier à Saint-Malo. Un bel olivier, planté depuis plusieurs années, qui avait profité du microclimat doux de la côte pour s’étaler généreusement. Mais à force de croître sans intervention, il était devenu une masse compacte et opaque. Les branches s’entrecroisaient, se gênaient mutuellement, le cœur de l’arbre ne voyait plus la lumière. La silhouette si caractéristique de l’olivier — ce port aérien, presque graphique, qu’on lui connaît — avait disparu sous un enchevêtrement dense et sans harmonie.
L’arbre ne respirait plus. Et ça se voyait.
Notre intervention a commencé par un temps d’observation. Avant de couper, on lit l’arbre : on cherche sa structure naturelle sous le fouillis, on repère les branches charpentières qui méritent d’être conservées, celles qui tirent l’énergie sans apporter de forme. L’objectif n’était pas de tailler pour tailler, mais de révéler ce qui était là depuis le début.
Branche après branche, nous avons éclairci le cœur, supprimé les gourmands verticaux, allégé les ramures qui s’étaient croisées. Progressivement, la silhouette est réapparue — ce port noué et élégant, cette légèreté du feuillage argenté qui danse au vent marin. L’arbre a retrouvé sa respiration, et le jardin a retrouvé son olivier.
Une taille bien conduite, ce n’est pas une amputation. C’est une écoute.
Vos questions concernant l’entretien et la taille d’un Olivier en Bretagne.
01
Mars est le créneau idéal sur la côte malouine : les gelées sont passées et l’arbre n’a pas encore redémarré. Ne taillez jamais en période de gel, qui fragilise les plaies de coupe.
02
Un olivier trop dense ne reçoit plus assez de lumière, ce qui freine la fructification et favorise les maladies. Une taille d’éclaircissage du cœur suffit — inutile de tailler à blanc.
03
Oui, l’olivier supporte très bien les embruns et résiste jusqu’à -10 °C. Les sujets bien établis se portent très bien sur la Côte d’Émeraude. Seuls les jeunes plants méritent un voile d’hivernage par grand froid.
04
Non, la taille de l’olivier doit être renouvelée tous les 2 à 3 ans pour supprimer le bois mort, les gourmands et rééquilibrer la silhouette. Sur la côte malouine, la croissance est plus lente qu’en Méditerranée — moins d’interventions, mais plus de précision.
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